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Énergie : Deux prêts de 430 millions de dollars accordés à la STEG

La séance plénière de l’Assemblée des représentants du peuple (ARP) examine, dans sa session de l’après-midi de ce vendredi 9 juillet 2026, deux projets de loi portant approbation de deux accords de garantie conclus fin 2025 entre la Tunisie et la Banque internationale pour la reconstruction et le développement (BIRD), agissant en tant qu’entité d’exécution du Fonds pour les technologies propres, pour l’octroi de deux prêts à la Société tunisienne de l’électricité et du gaz (STEG).

Ces financements visent à contribuer au financement du programme d’amélioration de l’efficacité, de la performance et de la gouvernance du secteur énergétique en Tunisie.

Le premier prêt s’élève à 30 millions de dollars américains, tandis que le second est estimé à 348,8 millions d’euros, soit environ 400 millions de dollars américains.

Selon l’exposé des motifs présenté par le gouvernement, ces deux accords s’inscrivent dans le cadre des réformes engagées dans le secteur de l’énergie, notamment dans le domaine de la production d’électricité. Ils visent à permettre à la STEG de rétablir ses équilibres financiers, d’améliorer ses indicateurs techniques et commerciaux, ainsi que de renforcer les mécanismes de bonne gestion et de gouvernance.

Le premier prêt financera notamment le développement des énergies renouvelables, à travers l’augmentation des capacités de production issues de projets solaires et éoliens réalisés par des producteurs privés. Il permettra également la signature de contrats d’achat d’électricité pour une capacité de 1.000 mégawatts avec de nouveaux producteurs privés, ainsi que le renforcement de l’intégration des énergies renouvelables dans le réseau électrique afin de réduire les émissions de gaz à effet de serre et la dépendance aux ressources fossiles.

Le deuxième accord poursuit les mêmes objectifs, tout en visant l’amélioration des infrastructures énergétiques en Tunisie. Ces actions s’inscrivent dans le programme du ministère de l’Énergie qui prévoit de porter la part des énergies renouvelables dans le mix électrique de 5,1 % actuellement à 27 % à l’horizon 2028.

Le programme prévoit également d’améliorer le taux de couverture des coûts de 60 % à 80 %, de réduire les subventions publiques de 2,045 milliards de dinars sur la durée du programme et de créer 30.600 emplois, dont 29.500 postes durant la phase de construction des centrales électriques renouvelables réalisées par des opérateurs privés et 1.100 emplois durant la phase d’exploitation.